Samedi 11 février 2012, Eva Joly a présenté à Roubaix son projet présidentiel. La présentation du projet présidentiel a été introduite par une table-ronde composée de représentant-e-s d'associations : France Nature Environnement, Osez le féminisme! et la Fondation Abbé Pierre. Mais au-delà de ces prises de parole, le rôle des associations semble infuser les différentes propositions du projet.
Quelques 1 600 personnes étaient présentes à Roubaix le 11 février pour assister à la présentation du projet présidentiel d'Eva Joly. Environnement, migrations, petite enfance, culture, économie, politique de la ville, éducation, etc. : l'apport de la vie associative semble pris en compte dans les piliers de ce projet.
En matière d'éducation par exemple, le partenariat entre l'Education nationale et les associations est abordé sous divers aspects, notamment via la proposition de « rétablir la formation initiale des enseignants associant les mouvements pédagogiques et d'éducation populaire ».
Par ailleurs, la fonction d'innovation sociale des associations est reconnue et Eva Joly propose l'intégration du financement des projets associatifs dans les missions du « pôle d'investissement public » qu'elle appelle de ses vœux ainsi que par la mise en place d'un « livret Vert ». En revanche, on remarque que si le programme d'Europe Ecologie – Les Verts mentionnait la nécessité de redynamiser le secteur associatif de proximité dont « il faut développer et stabiliser les financements via des conventions pluriannuelles », cet engagement pour le financement de la vie associative n'est plus présent dans le projet présidentiel d'Eva Joly.
Le monde associatif est également considéré comme un élément essentiel du « cinquième pouvoir citoyen », accordant par exemple aux associations présentes dans les centres de rétention des « pouvoirs d'intervention et de contrôle étendus ». Ce pouvoir citoyen qu'Eva Joly appelle de ses vœux passe enfin par l'instauration d' « un dialogue environnemental structuré et ouvert, inscrit dans la durée, et permettant une négociation équilibrée entre les acteurs de la société civile. Incluant l'État, les ONG, les salariéEs, les employeurEs, les collectivités locales voire les parlementaires, il permettra de passer de la co-élaboration à la codécision ». La CPCA salue cette initiative et se réjouit de la reprise de ses propres mots d'un dialogue « structuré et ouvert » mais regrette que le dialogue civil ne soit envisagé que d'un point de vue sectoriel. A côté du dialogue thématique indispensable, la CPCA est attachée à un véritable dialogue civil transversal, via par exemple la dynamisation de la Charte des engagements réciproques entre l'Etat et la CPCA et la promotion d'un statut de l'association européenne.
Eva Joly ayant confirmé sa présence à l'événement de la CPCA le 10 mars prochain en présence des principaux candidats à l'élection présidentielle, celle-ci aura donc l'occasion d'aller plus loin dans ses propositions et sa vision du développement de la vie associative.