Deux conférenciers ont introduit les 4ème rencontres départementales de la jeunesse organisées par le département de la Seine- Maritime. Jean-Claude Richez chargé de mission à l'Injep en appui sur une série d'enquêtes a insisté sur le fait que les jeunes contrairement à une idée communément reçue, se disent concernés par leur avenir . Pour autant les arbitrages publics rendus aujourd'hui font des jeunes une variable d'ajustement. Alors pourquoi s'étonner que 70% des jeunes se disent insatisfaits de leur situation?... Au delà de ce constat Jean-Claude Richez a pointé quatre tendances lourdes à dépasser:
- confondre éducation et école, laissant de côté tous les autres temps de vie des jeunes;
- enfermer l'approche des jeunes dans la seule dimension familiale ( cf contrat temps libre, ..)
- réduire l'action jeunesse à l'action loisirs
- une méfiance à l'égard des politiques jeunesse du fait que le seul régime à avoir eu un discours explicite fut le régime de Vichy. D'où l'enjeu de développer une politique globale en direction de la jeunesse qui prenne en compte tous les temps de vie des jeunes et les diverses facettes de la vie en société. Il faut pour cela a ajouté Joelle Bordet que les éducateurs, les responsables politiques aient pleine conscience de l'enjeu que représente la culture du projet dans l'accompagnement des jeunes. Le projet ce n'est pas simplement une technique d'animation, un mode de programmation... Ce doit être avant tout une dynamique de transformation du monde à laquelle on invite les jeunes à participer en développant sa propre autonomie.: être soi au travers des autres, ensemble faire face à l'avenir... Il reste beaucoup à faire
Philippe Thillay.